La plupart des innovations présentés sur ce site sont issues d’une recherche menée depuis plusieurs années sur l’olfaction dans un contexte, qui au départ était essentiellement thérapeutique et concernait notamment la relance de la communication avec les enfants autistes. Cette recherche a été menée par Jean-Louis Zielbauer.
Le premier outil de travail mis au point par Jean-Louis Zielbauer et Etienne Ficheroulle: un code sémiotique permettant de décrire chaque substance odorante a généré plusieurs produits susceptibles d’intéresser un public élargi.

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Éduquer l’olfaction, ce sens délaissé, implique, face à une énorme quantité d’informations liées à la nature chimique de notre environnement de quitter l’hédonisme passif qui consiste, en l’occurrence, à n’attendre d’une odeur que plaisir ou dégoût.
Quelques aspects de la physiologie de l’olfaction sont à souligner; l’odeur est la seule information accédant directement au système limbique, aire cérébrale située dans le paléocortex qui, concernée par le plaisir, la mémoire et l’attachement affectif, oeuvre dans notre inconscient. Seule une partie du message, via l’hypothalamus, atteint le cortex orbito-frontal, permettant la conscientisation de l’expérience. C’est donc le plus souvent à notre insu que les odeurs ont un impact sur nos comportements (notamment par le biais des phéromones sexuelles).
En tant que technique non-verbale, une approche basée sur l’olfaction concerne un large spectre de problématiques affectives et émotionnelles. Ainsi que l’avait intuitivement pressenti Marcel Proust, la mémoire olfactive à long terme s’avère, à la lumière de travaux récents, éminemment supérieure à la mémoire visuelle.
Qui de nous n’a pas fait l’expérience d’un souvenir fortement émotionnel lié à une odeur?
Il est à préciser que, dans ce domaine d’exploration, le choix des matériaux est capital. Par exemple, en ce qui concerne le règne végétal, faute de travailler en pleine nature et avec les odeurs y apparaissant spontanément, les huiles essentielles (ou les extraits, concrètes et absolues) devront être naturelles, d’origines botaniques définies (chémotypées), intègres (totalité des composants) et sans adjuvants. Ces critères diffèrent de ceux de la parfumerie (visant en priorité le plaisir passif de l’utilisateur) et de certains jeux de découverte olfactive pour enfants utilisant des substances artificielles aux parfums plus qu’approximatifs.

Objectifs ludiques et didactiques

Comme toutes les démarches touchant à l’olfaction, celle-ci s’adresse à une classe d’âge relativement large. Très jeune, un enfant pourra, avec bonheur, découvrir un parfum, en marquer ses jouets et s’en parfumer lui-même, rapidement il apprendra à le nommer, l’apparier de manière adéquate avec un dessin et en faire deviner la nature à son entourage.

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Il est à noter que ce « savoir faire » en apparence rudimentaire touche un domaine ou l’adulte n’a pas forcément de longueur d’avance, ce point représente un enthousiaste moteur didactique peu exploité.
A noter également le fait que, s’il est illusoire pour un néophyte de prétendre créer un parfum composé équilibré en mélangeant entre elles des substances odorantes ( leurs respectives natures, compatibilité et intensité suscitant de trop nombreux essais), il est, par contre, parfaitement possible d’obtenir un résultat honorable en se servant de sa propre peau comme « palette d’odeurs » (technique proche de celle des parfumeurs qui essaient d’abord leurs mélanges en juxtaposant des petits papiers imbibés des différentes fragrances)